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  P.J saint Martin







pj st martin

 
 
 
Bruno Wolkowitch. 
Depuis le 25 mars sur France 2, le commandant Fournier a repris ses fonctions à la P.J et Lagardère vient enfin à nous les 11 et 12 avril. Au cours des prochaines semaines, Bruno sera donc très présent sur le petit écran... L'occasion de le mettre une nouvelle fois, à la Une de nos rubriques... 
 
De Lille à Tours, de Lorient à Marseille, l'acteur est en tournée depuis 3 mois, et s'il est de passage aujourd'hui dans la Cité des artistes, c'est aussi et surtout pour nous parler de ses nouveaux projets... 
 
 
 
Depuis janvier, tu sillonnes la France avec la pièce de Lagarce "Derniers remords avant l'oubli" mise en scène par Jean-Pierre Vincent. Est-ce que cette expérience t'a permis de reprendre goût au théâtre ? 
 
- Oh oui !!! Totalement. De prendre, pas de reprendre... Car auparavant, je n'avais pas ce même plaisir. 
 
Tu n'avais pas fait de théâtre depuis 10 ans. A l'époque, tu n'étais pas aussi "populaire" qu'aujourd'hui. Comment as-tu ressenti la différence ? 
 
- Elle se résume au fait que davantage de gens m'attendent à la sortie, pour avoir un autographe ou faire une photo, mais quant au travail proprement dit, ça ne change strictement rien. Heureusement ! 
 
La tournée s'arrête le 8 avril. Est-ce que tu espères remonter sur scène bientôt ? 
 
- Oui, d'ailleurs j'ai déjà un nouveau projet pour 2007, une autre pièce de Lagarce "Juste la fin du monde" montée par François Berreur. 
 
A Paris ou en tournée ? 
 
- Les deux, j'imagine. Mais il est encore trop tôt pour être précis là-dessus.  
 
- Dans quelques jours, tu vas faire tes adieux à l'équipe de P.J avec laquelle tu travailles depuis 8 ans ! Je sais à quel point cette décision était importante pour toi, professionnellement. Mais sur le plan humain, ça te fait quoi ? 
 
- Plaisir ! C'est une décision mûrement réfléchie, sans heurts, et même si ça fera probablement bizarre, je suis content de passer vraiment à autre chose, à l'inconnu. Quant aux "vrais amis" que j'ai dans cette histoire, je pourrais continuer à les voir en dehors. 
 
Après P.J, as-tu d'autres tournages en vue ? 
 
- Oui, un nouveau téléfilm avec Florence Pernel, que nous tournerons cet été pour TF1 et qui s'intitule "Je t'aime à te tuer". C'est un thriller d'inspiration hitchcokienne... Wait and see ! Produit et écrit par Alexis Lecaye avec qui j'avais déjà tourné "Qu'elle est belle la quarantaine", il y a deux ans. 
 
Tu as d'autres projets ? 
 
- Oui. L'hiver prochain, je tournerai un long métrage de Pierre Vinour : "Magma" avec Julie Gayet et Tcheky Kario, s'il n'y a pas de changements d'ici là... J'ai aussi deux autres films qui "flottent", en attente d'accords définitifs ou de compléments de financement. 
 
Il y a longtemps que tu attendais un nouveau rôle au Cinéma. Comment as-tu été amené sur ce projet ? 
 
- Le réalisateur aime mon travail, je crois, et il a décidé que coûte que coûte, il ne cèderait pas le rôle à un acteur davantage "bankable" !!! Bravo à lui s'il tient bon... Et qu'on fait un beau film. 
 
Qu'est-ce qui t'a le plus séduit dans ce projet ? 
 
- Tout ! L'ensemble. L'homme aussi... Et j'avais adoré son premier long : "Supernova". 
 
Depuis que tu as annoncé officiellement ton départ de P.J, est-ce que tu reçois davantage de propositions ? 
 
- Oui, plein de rôles de flics récurrents dans des séries !!!... Enième saga, énième rôle similaire à P.J, etc... En revanche, j'adore le film que j'ai tourné l'été dernier pour France 2, avec Fanstein "Le Frangin d'Amérique" ainsi que les nouveaux projets dont je viens de te parler. Donc, tout va bien !!! 
 
Je ne vais pas te reparler de "Lagardère"... Car depuis deux ans, on a déjà tout dit sur la préparation, le tournage, etc...  
 
Juste une remarque : L'autre jour, lors d'une projection, il y avait de nombreux enfants dans la salle et on pouvait constater leur enthousiasme, notamment lors des scènes de cape et d'épée. Est-ce que ça t'a fait plaisir ? 
 
- Oui, j'ai moi-même vibré en regardant la version avec Jean Piat quand j'étais môme... alors, si les gosses d'aujourd'hui peuvent vibrer devant cette nouvelle version, je trouve cela formidable !!! 
 
Parmi les films que tu as vus récemment au Cinéma, quel est ton préféré ? 
 
- Il y en a deux !!! "De battre mon coeur s'est arrêté" et "Million Dollar Baby". 
 
Et au théâtre, y a t-il une pièce que tu conseillerais à nos visiteurs ? 
 
- "Derniers remords avant l'oubli" à la criée de Marseille, la semaine prochaine !!! 
 
Tu as raison, on n'est jamais si bien servi que par soi-même !!! Tous les marseillais savent maintenant ce qu'il leur reste à faire...  
 
Autre rendez-vous : Lagardère les 11 et 12 avril... sur France 2, bien sûr !!! 
 
Merci Bruno... et à bientôt !!! 
 
(interview du 29/03/2005). 
 
 
 
 
François Feroleto 
 
Comment es-tu arrivé dans P.J ? 
 
- Quand Bruno Wolkowitch a quitté la série, la production a lancé un énorme casting. Je m'y suis présenté. Au bout de 3 trois mois et de trois essais, nous n'étions plus que 4 comédiens. A partir de ce moment, l'attente a paru très longue... Michèle Podroznik, la productrice de P.J, m'avait vu au théâtre dans une pièce qui s'appelait "Qui a peur" de Virginia Woolf avec Jean-Pierre Cassel. C'était en 1997, au tout début de P.J et huit ans plus tard, elle s'est souvenue de moi. 
 
Qu'est-ce qui t'a séduit dans le rôle de Maxime Lucas ? 
 
- Lukas est très intègre. J'aime sa jovialité et sa façon d'agir. Jusque là, on m'avait plutôt confié des rôles de suspects... Et je n'avais encore jamais eu l'occasion d'interpréter un flic. C'était l'occasion ! Mais ce qui me plaisait le plus dans cette aventure, c'était d'entrer dans l'équipe de P.J une série dont j'ai toujours aimé le côté réaliste. 
 
Tu regardais la série régulièrement ?  
 
- Assez régulièrement, oui !!! J'ai raté un certain nombre d'épisodes car je fais beaucoup de théâtre et je joue en moyenne 250 soirs par an. Mais quand j'étais chez moi le vendredi soir, je ne loupais jamais P.J.  
 
Avant de démarrer le tournage, as-tu suivi une préparation ? 
 
- Oui. Grâce à la production, j'ai pu rencontrer de vrais flics et j'ai suivi un stage de tir. C'est toujours passionnant de découvrir des univers nouveaux. 
 
Quels sont tes points communs avec Maxime Lucas ? 
 
- Je me sens assez proche de lui. Je ne voudrais pas paraître prétentieux, mais dans la vie, je suis un mec sans histoire et j'essaie de bien m'entendre avec tout le monde. Comme lui, je déteste les conflits. Lorsqu'on joue un rôle récurrent, les scénaristes s'appuient beaucoup sur ce qu'on dégage et l'acteur s'appuie forcément aussi sur des choses qui lui ressemblent. Autant au Cinéma et au Théâtre, on peut se permettre de jouer des personnages très éloignés de soi que sur la longueur d'une série, c'est pratiquement impossible.  
 
Jouer un rôle récurrent, ça ne te faisait pas peur ? 
 
- Non, au contraire ! Je retrouve dans l'équipe de P.J cette même ambiance de troupe qui existe au théâtre. L'avantage d'un rôle récurrent est aussi de pouvoir faire évoluer un rôle sur la durée... C'est un grand luxe ! 
 
Comment aimerais-tu voir évoluer ton personnage ? 
 
- Je suis assez sportif et j'adore les scènes d'action et plus il y en aura, plus je serais heureux ! Jusqu'à maintenant, j'ai déjà joué quelques bagarres, une chute dans des escaliers... J'adore ! Ce sont des choses que je n'avais pas l'occasion de faire au théâtre. Je prends donc beaucoup de plaisir.  
 
Voilà bientôt un an que tu enchaînes les épisodes et l'univers P.J t'est devenu familier. Au tour des téléspectateurs de te découvrir le 7 avril. As-tu hâte de connaître les réactions ? 
 
- Oui, bien sûr ! Mais P.J est une série basée sur une équipe et non sur une personne. Les chiffres le prouvent. Les absences de Bruno n'ont jamais fait baisser les audiences. Je suis très différent de lui et je sais très bien que je ne vais pas plaire à tout le monde. Mais personne ne fait l'unanimité. Mon personnage a le même sens de la justice qu'avait Fournier. Mais lui était un vrai solitaire. Lukas a une vie familiale et il est beaucoup plus ouvert aux autres. En tout cas, je fais de mon mieux pour le rendre attachant aux yeux des téléspectateurs. Bruno Wolkowitch avait des fans. Je sais que Guillaume Cramoisan était très apprécié, lui aussi... J'espère, à mon tour, gagner la sympathie des gens qui suivent la série. Mais il faut donner au personnage le temps de s'installer...  
 
P.J est une série très populaire... Toi qui viens du théâtre, es-tu conscient du changement qu'elle va t'apporter ? 
 
- Oui, je sais qu'au quotidien, ma vie va changer... Les autres acteurs m'ont averti. On peut jouer au théâtre tous les soirs et personne ne nous aborde le lendemain dans la rue... Quand une série est suivie par 6 millions de téléspectateurs, l'impact est plus important. C'est l'avantage de fidéliser un public et de pouvoir ainsi être reconnaissable. 
 
Est-ce que le théâtre te manque ? 
 
- P.J ne m'empêche pas de faire du théâtre. Ce serait un vrai danger de rester enfermé dans un rôle. Mon rêve est de pouvoir continuer les deux. Quand j'ai commencé les tournages de P.J, je jouais tous les soirs au Théâtre Edouard 7 avec Michel Lebb. Je tournais dans la journée et le soir, j'étais sur scène. J'ai vécu à ce rythme pendant trois mois. C'était formidable mais fatigant et je n'aurais pas pu continuer ainsi toute l'année. Mais j'ai un nouveau projet au théâtre, dans une pièce qui s'appelle "Rutabaga swing", à partir du 5 septembre au Théâtre 13. Les répétitions vont démarrer en juin. J'alternerais donc à nouveau...  
 
Peux-tu déjà nous parler de cette pièce ? 
 
- C'est une création de Didier Schwartz et l'action se déroule dans un village sous l'occupation pendant la seconde guerre mondiale, sur fond de chansons de l'époque. 
 
Nous ne manquerons pas d'aller t'applaudir... Merci François pour cette première visite dans la Cité des Artistes... et rendez-vous à partir du 7 avril dans P.J  
 
Propos recueillis par MARYLINE RICHER  
 
Interview du 21 mars 2006 pour www.citeartistes.com  
 
 
 
Charles Schneider 
Alors que Bruno Wolkowitch s'apprête à quitter la série, Charles Schneider, alias Bernard Léonetti, reste quant à lui fidèle au poste. Son personnage va même prendre une importance croissante au sein de la PJ Saint-Martin. 
 
Votre personnage va-t-il devenir le nouveau centre d'intérêt de «PJ»? 
 
Ce sont simplement les circonstances. Léonetti est devenu capitaine et Fournier (Bruno Wolkowitch) va partir. Du coup, je prends un peu plus d'importance. Cela a toujours été le cas dans «PJ» et, chacun notre tour, nous prenons du poids selon l'évolution de l'histoire et de nos personnages. En tout cas, j'adore Léonetti. C'est devenu un bon copain et il me rend heureux. (Rires.)  
 
Vous êtes l'un des derniers comédiens «historiques» de la série...  
 
Il reste un petit noyau dur qui rétrécit chaque année. Des personnages du début, il ne reste plus que Marc Betton, Valérie Bagnou-Beido et moi-même, maintenant que Bruno nous quitte. Mais je suis content quand des nouvelles têtes arrivent. Ça apporte un souffle nouveau et c'est toujours un plaisir.  
 
Comment vivez-vous le départ de Bruno Wolkowitch?  
 
Pour Léonetti, c'est une catastrophe car c'était son meilleur ami. Pour moi, c'est un petit pincement au cour car je jouais dans cette série avec Bruno depuis 1997. On continuera à se voir car on ne perd jamais un ami. Mais je suis sûr que «PJ» n'en souffrira pas car la série est plus forte que les personnages. Chez nous, il n'y a pas de héros unique comme dans «Navarro» ou «Julie Lescaut». On forme une véritable troupe.  
 
Vous entamez votre dixième saison. Toujours pas de signes de lassitude?  
 
Absolument aucun. On veut toujours faire mieux, on a toujours le trac et on est toujours fébrile car rien n'est jamais acquis. Nous sommes donc très heureux quand nous voyons les derniers chiffres d'audience. On le mérite parce qu'on s'efforce de faire un super travail. Le téléspectateur n'est pas un imbécile et il faut lui donner de la qualité. 
 
 
 
 
 
Lisa Martino. 
Les inconditionnels de P.J ont beaucoup regretté le départ de la sympathique Marie Lopez. Quant à Vincent Fournier (Bruno Wolkowitch), il ne s'en est jamais vraiment remis !!! Au fil des épisodes, les héros de séries TV entrent dans la vie des téléspectateurs et Lisa Martino interprétait avec une belle énergie ce personnage-phare des premières saisons.  
 
Au bout de deux ans et demi, lorsque la comédienne prend la décision d'arrêter la série, elle n'a aucun projet concret. Elle a surtout envie de remonter sur les planches et de s'occuper davantage de son petit garçon. Très vite, les propositions se présentent. Aujourd'hui, la comédienne est comblée... Elle enchaîne films, téléfilms, pièces de théâtre, comédies et drames, rires et larmes... Toujours avec la même justesse de jeu. 
 
 
 
La comédie, était-ce un rêve de petite fille ? 
 
- Non, quand j'étais petite, j'étais davantage attirée par la danse. J'ai commencé à prendre des cours très tôt et je suis entrée à l'Opéra de Paris où je suis restée pendant 5 ans. Je voulais devenir danseuse jusqu'au jour où je suis allée voir "Hamlet" mis en scène par Patrice Chéreau. C'était au théâtre des Amandiers à Nanterre. J'avais 15 ans et ce soir-là, j'ai ressenti des émotions très fortes que je n'avais jamais ressenties auparavant. C'était le déclic. Je n'avais plus qu'une envie, devenir comédienne ! Un mois plus tard, j'ai quitté l'Opéra de Paris.  
 
"Un été de canicule", "Mortes de préférence", "Par accident" (Diffusion le 17 novembre sur France 2). D'où vient cette habitude de jouer les femme en détresse, les personnages torturés... Est-ce qu'il y a une raison particulière ? 
 
- A la télévision, on nous confie plus facilement des rôles ressemblant à ceux dans lesquels on nous a déjà vus. En ce qui me concerne, j'ai débuté dans un film de Jacques Otmezguine "Le Rêve d'Esther" dans lequel je jouais une jeune fille torturée. Depuis, on pense souvent à moi pour ce type de rôle et on m'a proposé beaucoup de personnages malheureux. Mais je n'ai pas de préférence. Au contraire, j'adorerais jouer davantage de rôles plus légers... Je viens de tourner une comédie d'Henri Helman pour TF1 et j'ai pris énormément de plaisir. Au Cinéma et au théâtre, je joue aussi des personnages assez différents et à l'avenir, j'ai vraiment envie de jouer des histoires plus drôles ! 
 
Qu'est-ce qui est le plus important dans un rôle ? 
 
- Je ne choisis pas en fonction du rôle mais plutôt en fonction de l'aventure et des gens avec qui je vais faire le film. Par exemple, quand on m'a proposé "Par accident" (Encore un rôle triste !), j'ai été enthousiasmée à l'idée de jouer aux côtés de Michel Boujenah que j'adore, et de Jérôme Kircher qui est un grand ami... Et puis le scénario est magnifique.  
 
Les inconditionnels de P.J nous parlent encore de Marie Lopez et beaucoup ont été déçus par son départ... Alors, pourquoi avoir quitté la série aussi vite ? 
 
- Je tiens avant tout à préciser que je n'ai jamais éprouvé la moindre lassitude de la série. J'aimais beaucoup l'équipe. J'adorais Marie Lopez qui reste l'un des rôles les plus formidables que j'ai eus à jouer jusqu'ici. Par contre, ma vie devenait compliquée. Quand j'ai commencé les tournages de P.J, mon fils avait deux mois et demi. Je n'avais pas beaucoup de temps à lui consacrer. On tournait 12 épisodes par an. Les studios étant éloignés de Paris, je partais tôt le matin, je rentrais tard... Le théâtre me manquait également. Si le tournage avait eu lieu à Paris, avec moins d'épisodes, et si j'avais eu la possibilité de jouer parallèlement au théâtre le soir, je serais probablement restée dans P.J aussi longtemps que Bruno. Mais le rythme des tournages m'empêchait de faire des choses tellement essentielles pour moi... J'ai préféré prendre le risque d'arrêter. 
 
Quel est le meilleur souvenir de P.J ? 
 
- Le premier jour de tournage !!! Je m'en souviens comme si c'était hier. Il y avait une véritable excitation sur le plateau. C'était comme un premier rendez-vous. Personne ne se connaissait. Chacun cherchait ses marques... Je me rappelle même de la toute première scène que l'on a tournée, Bruno et moi... Je regardais une photo qui se trouvait sur son bureau, je lui demandais qui c'était. Il me répondait que c'était sa femme et il me racontait comment elle était morte... 
 
Etes-vous restés en contact ? 
 
- Avec Bruno, on ne se voit pas très souvent car il sort peu mais quand on se rencontre, on est toujours ravis de se revoir. Thierry Desroses est devenu un grand ami, Marc Betton m'envoie des petits mots à chaque première... Charles, Raphaëlle et les autres... Je garde vraiment un super souvenir de tous ! 
 
Et "Un été de Canicule" est-ce aussi un bon souvenir ? 
 
- Oui, j'aimais beaucoup le rôle. J'étais entourée de 3 frères particulièrement drôles (Philippe Lefebvre, Anthony Delon et Mathieu Delarive) avec qui j'ai passé d'excellents moments, un réalisateur très cool (Sébastien Grall) qui me faisait confiance et me laissait une grande liberté au niveau du jeu. Personnellement, j'ai trouvé la série très réussie et les téléspectateurs adorent les grandes sagas d'été. Voilà le genre d'expérience que je recommencerais volontiers. 
 
Et toutes ces larmes, comment vit-on cela sur la longueur d'un tournage ? 
 
- C'est vrai que j'ai beaucoup pleuré dans ce rôle !!! Mais je jouais, je faisais semblant... Avec Sébastien et tous les comédiens, ce tournage représentait surtout beaucoup de rires entre les prises. Je le vivais donc très bien. 
 
S'il fallait choisir entre le théâtre, le Cinéma et la télévision ? 
 
- Le Théâtre !!!!! Sans aucune hésitation... Je ne peux absolument pas m'en passer ! Si j'étais obligée de faire un choix, je pourrais ne faire que du théâtre et ne plus tourner de films. En revanche, je souffrirais trop si je devais renoncer au théâtre pour ne faire que des films. Actuellement, je joue "Le Jugement dernier" d'André Engel avec, entre autres, Jérôme Kircher.  
 
Ce n'est pas dur de se retrouver 10 jours à Marseille ou 10 jours à Toulouse ? 
 
- Oh, si... C'est très dur !!! Mais quand je m'engage sur une pièce, pas question de ne pas faire la tournée et de laisser tomber l'équipe. C'est mon métier. Heureusement, nous faisons des allers-retours et en général, on ne joue que deux ou trois soirs dans la même ville, à part des grandes villes comme Toulouse et Marseille où effectivement, nous restons plus longtemps. Dans ce cas, les soirées sont douces mais les journées sont très longues... 
 
D'autres projets ? 
 
- Un long métrage "Avant qu'il ne soit trop tard" de Laurent Dusseaux avec Frédéric Diefenthal et Emilie Dequenne. La sortie est prévue en mars. Le film d'Henri Helman "Menteur, menteuse" devrait aussi être prochainement diffusé sur TF1. 
 
Ce sera l'occasion d'en reparler... Merci Lisa et à très vite ! 
(interview du 11/11/2004). 
 
 
Guillaume Cramoisan. 
Guillaume a quitté P.J, suivi de près par Thierry Desroses et Bruno Wolkowitch. Mais une chose est sûre : la belle histoire de P.J continue hors tournages. Avant-premières, soirées, anniversaires, toutes les occasions sont bonnes pour réunir les nouveaux et les "ex" de la série.  
 
C'est ainsi qu'il y a quelques jours, le 100ème épisode a permis à toute l'équipe de se retrouver pour une grande fête (Lire coulisses de P.J) 
 
 
 
Ca t'a fait plaisir de revoir tout le monde ? 
 
- Enormément. Depuis mon départ de P.J, j'ai enchaîné les tournages et j'ai aussi fait beaucoup de théâtre, avec pas mal de dates en province. Je n'avais donc pas encore eu l'occasion de les revoir tous. J'avais seulement revu Charles Schneider et Gérard Vergez, le réalisateur. Cette soirée anniversaire était vraiment très sympa et très symbolique. J'ai joué dans une quarantaine d'épisodes sur 100 et P.J représente pour moi une grande famille avec laquelle je partage plein de bons souvenirs. 
 
Une famille que tu vas retrouver le mois prochain, on peut l'annoncer... puisqu'à l'occasion d'un triste évènement, Lamougies va devoir revenir le temps d'un épisode ! 
 
- Oui, des scènes tristes, en effet !!! Mais ça me fait très plaisir de revenir tourner dans cet épisode, même si ce n'est que pour un jour ou deux. Ca va me permettre encore une fois de retrouver l'équipe et mon personnage de Lamougies. 
 
En ce moment, tu joues dans une autre série policière très connue...  
 
- Oui, une participation dans un épisode de "Navarro" où j'incarne un détraqué.  
 
On t'a vu dans "Péril imminent", "Le grand Patron", "Le Juge est une femme", "Sauveur Giordano"... On peut dire que tu enchaînes les guests !!! 
 
- C'est vrai et je trouve cela intéressant car chaque fois, ça me permet d'entrer dans un univers différent.  
 
Tu vas bientôt renouer avec l'univers des séries, cette fois pour Canal . Qu'est-ce qui t'a fait accepter un nouveau rôle récurrent ? 
 
- Ce rôle est passionnant. J'interprète un type riche, classe, assez louche, qui baigne dans des histoires douteuses où je vais entraîner mon ami d'enfance qui lui est devenu procureur et qui sera interprété par Grégory Fitoussi.  
 
Quand démarrez-vous le tournage ?  
 
- Ce mois-ci ! Les tournages auront lieu jusqu'en septembre. Nous allons tourner 8 épisodes et si la série a du succès, nous en ferons probablement d'autres. C'est donc un vrai challenge. 
 
Tu n'as pas peur de te lasser au fil des épisodes ? 
 
- Non ! C'est un personnage vraiment intéressant à jouer, avec plein de failles, plein de défauts... Ce n'est pas un rôle monotone et je ne pense pas m'en lasser tout de suite !!! 
 
As-tu des précisions ? Le titre de la série ? Quand sera t-elle diffusée ? 
 
- La série s'appellera "Engrenages" et les 4 premiers épisodes seront réalisés par Philippe Triboit. Les diffusions sont prévues à partir d'octobre.  
 
As-tu encore d'autres films à annoncer ? 
 
- J'ai tourné "Nuit noire" d'Alain Tasma également pour Canal et "Les Clés du paradis" pour France 2 avec Samuel Labarthe. Ces films devraient bientôt être diffusés... 
 
Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler prochainement !!!  
 
- A très vite ! 
 
Autre bonne nouvelle : Des épisodes de P.J seront rediffusés à partir du 10 juin sur France 2. Ce sont des épisodes en présence du Commandant Lamougies... Voilà qui va faire plaisir à tous les fans ! 
 
(interview du 17/05/2005) 
 
 
Jalil Naciri 
Ca bouge pas mal dans P.J actuellement... Certains s'en vont... Mais de nouveaux personnages débarquent dans la série et l'essentiel : P.J continue ! Prochainement à l'écran : Jalil Naciri que vous avez pu voir auparavant dans pas mal de films : "Hexagone", "Viva l'Algérie", "L'Adieu"... Depuis un an, Jalil enchaîne les épisodes et dans quelques jours... Enfin !!! Les adeptes de la série vont pouvoir se familiariser avec ce nouveau héros très sympathique ! Rendez-vous sur le tournage... 
 
 
 
Comment as-tu été engagé pour le rôle de Rayann ? 
 
- La production recherchait un comédien pour remplacer Guillaume Cramoisan qui arrêtait P.J. Gérard Vergez, le réalisateur, me connaissait. Avant d'être récurrent sur la série, j'avais déjà tourné, en guest, dans deux épisodes. Il a pensé à moi pour ce nouveau personnage auquel je semblais correspondre.  
 
Depuis combien de temps fais-tu le métier de comédien ? 
 
- Ca fait maintenant 14 ans ! J'ai d'abord fait du théâtre, puis du Cinéma. J'ai joué entre autres, dans "Hexagone" et "Viva l'Algérie".  
 
Et pour la télévision, tu as déjà pas mal de rôles à ton actif ? 
 
- Oui, parmi les plus récents : "L'Adieu" avec Thomas Jouannet et Mélanie Doutey... "Le Prix de la vérité" avec Anny Duperey... 
 
Combien d'épisodes de P.J as-tu déjà tournés ? 
 
- Après avoir fait le calcul... Je m'aperçois que j'en suis déjà à mon 14ème épisode ! 
 
Comme le temps passe ! Et on ne t'a toujours pas vu à l'écran... 
 
- Non, mais on me verra dans la prochaine saison... (Octobre / Novembre 2004) 
 
Comment Rayann arrive t-il à la P.J St-Martin ? 
 
- Je suis d'abord lieutenant de la BRI et c'est en prenant la défense de Fournier (Bruno Wolkowitch) au cours d'un braquage, que je me fais muter à la P.J St-Martin. 
 
C'est ton premier rôle récurrent dans une série ? 
 
- Oui. 
 
Est-ce que tu te sens proche du personnage de Rayann ? 
 
- Oui, d'autant plus que je suis très sportif et passionné par l'acrobatie et les arts martiaux. Avec toutes les scènes d'action et de combats qu'exige le rôle, je prends vraiment beaucoup de plaisir. 
 
Comment aimerais-tu voir évoluer ton personnage par la suite ? 
 
- Honnêtement, il me plaît déjà tel qu'il est. Bien sûr, plus il y aura d'action, de cascades, de comédie... plus je serais heureux ! 
 
Et comment ça se passe avec les autres membres de l'équipe qui se connaissent pour la plupart depuis 7 ou 8 ans... ? 
 
- Ca se passe vraiment bien ! Je n'ai eu aucun mal à m'intégrer... Je m'entends bien avec tout le monde !  
 
Surtout avec Valérie ? !!! 
 
- Oui, Valérie Bagnou-Beido est une fille formidable avec qui j'ai beaucoup d'affinités... Aujourd'hui, comme tu vois, nous tournons quelques scènes ensemble... et j'en suis ravi ! 
 
Tu as envie que l'aventure P.J dure encore longtemps ? 
 
- Oui, bien sûr ! Au bout d'un an, je ne m'en lasse pas... Je fais plein de rencontres... C'est génial ! 
 
Avant de jouer dans P.J, est-ce que tu avais eu l'occasion de regarder la série ? 
 
- Non, j'avoue qu'avant, je regardais très peu la télé. Maintenant, je regarde davantage ! 
 
En général, qu'est-ce que tu regardes le plus à la télé ? 
 
Je suis particulièrement passionné par toutes les séries américaines qui passent sur le câble... 
 
A part P.J, quels sont tes projets ? 
 
- Parallèlement aux tournages de P.J, je joue au théâtre une pièce qui s'appelle "Les Lascars du show-biz" que nous avions joué avant l'été et qui reprend dans quelques jours... J'ai aussi réalisé "Le Shtar", une sitcom qui se déroule dans l'univers d'une prison, mais qui est avant tout une comédie, pleine d'humour, que j'ai produite moi-même, avec 25 000 F seulement ! 
 
Ca prouve que pour réaliser des projets, on n'a pas forcément besoin d'un énorme budget... 
 
- Evidemment ! Mais je dois préciser que j'ai tout fait par moi-même, la réalisation, le montage... et les comédiens sont mes potes d'Alakissmen ! Ils ont participé à l'aventure pour le plaisir et non pour l'argent. J'ai donc minimisé les frais. 
 
Quand tu joues le soir au théâtre, n'est-ce pas un peu dur d'être sur le plateau de P.J le lendemain matin à 8h ? 
 
- Non ! Je gère sans problème !!!  
 
Peux-tu nous parler des "Lascars du Show-biz" ? 
 
- C'est une comédie très populaire, urbaine, avec un langage de Seine St-Denis... "Le Show-biz" vu par des banlieusards, avec tous les fantasmes que crée cet univers...  
 
Et cette pièce, tu l'as écrite seul ? 
 
- Oui, j'ai aussi fait la mise en scène. C'est la 3ème pièce que j'écris. 
 
Ca t'a pris du temps ? 
 
- Non, pas vraiment. Je l'ai écrite en un mois, pendant le tournage de "L'Adieu". 
 
Il y a longtemps que tu écris ? 
 
- La première s'appelait "Cristobal" et j'avais 20 ans quand je l'ai écrite. 
 
Et je crois que parmi les acteurs qui jouaient dans cette pièce, il y avait, entre autres, un personnage que les inconditionnels de P.J connaissent bien ? 
 
- Oui, Driss (alias Karim, le gentil standardiste de P.J !) Il fait partie de mon groupe de comédiens. 
 
Alakissmen, c'est ça ? 
 
- Oui, c'est le nom du groupe. Nous nous connaissons depuis l'adolescence. 
 
Vous vous retrouvez une quinzaine d'années plus tard dans P.J. Coïncidence ? 
 
- Oui, absolument... Les hasards du métier ! Tout comme le long métrage "En attendant la neige" que j'ai produit et dans lequel jouait Driss mais également Emmanuelle Bach.  
 
Et tout ce petit monde se retrouve avec grand plaisir... Décidément, on va le dire encore une fois : P.J est une vraie grande et belle famille ! Merci Jalil et sache que dans la "Cité des Artistes", tu es aussi le bienvenu...  
 
- A très bientôt ! 
 
(interview du 07/10/2004) 
 
Raphaelle Lubansu 
Dans "PJ", "Chloé" incarne la naïveté, la spontanéité, et en dépit de ses idées racistes, elle a su émouvoir et conquérir les adeptes de la série. Aux antipodes de son personnage, Raphaëlle Lubansu n’a rien à voir avec la sage petite provinciale qu’elle représente avec conviction. Si Chloé est très fière de sa Côte d'Azur, Raphaëlle arrive tout droit de Belgique où elle vit depuis l'âge de 13 ans. Mariée depuis peu avec Frédéric Lubansu, un jeune comédien métisse, elle n’a rien non plus de la jeune fille extrémiste qu’elle joue si bien depuis 4 ans. Souriante, décontractée, passionnée, la comédienne respire la joie de vivre. En ce dernier jour de tournage de la saison, rendez-vous pris au studio où règne déjà une certaine effervescence !!!  
 
 
Raphaëlle sort du bureau de "Meurteaux", suivie de Thierry Desroses alors que dans la grande salle, Bruno Wolkowitch et Charles Schneider se mettent déjà en place pour la scène suivante. Pas une minute à perdre... Les comédiens se croisent entre la salle de maquillage, la cantine et le plateau de tournage ! Ce rythme de travail n’a pas l’air d’effrayer la jeune Raphaëlle. Bien au contraire, la benjamine de la bande n’est pas pour autant une débutante et elle ne se contente pas de ce rôle de Chloé. Elle aménage au mieux son emploi du temps afin de faire aussi du théâtre, d’autres films, des court-métrages mais également de la musique ! Avec son groupe Downzoo, elle chantait à Bruxelles, le week-end dernier... Rassurez-vous, si vous avez envie de la voir chanter ou jouer la comédie, nous vous donnerons sûrement d’autres occasions d'aller l'applaudir ! Raphaëlle est vraiment le genre d’artiste qu’on aime et dont on vous reparlera régulièrement dans nos rubriques. 
 
 
 
 
 
A quel moment as-tu eu envie de devenir comédienne ? 
 
J’ai toujours adoré le théâtre mais j’avais une certaine peur d’en faire mon métier. J’avais quelques amis qui voulaient devenir comédiens. Ce sont eux qui m'ont encouragée à passer le concours d’entrée au Conservatoire de Bruxelles. J'ai réussi le concours et c’est là que j’ai commencé à y croire vraiment. 
 
 
As-tu pensé à d’autres métiers ?  
 
- Oui, à un certain moment, je songeais à devenir avocate d'ailleurs mes parents me disaient que de toute façon, comédienne ou avocate, c’était la même chose !  
 
Le métier de comédienne leur faisait-il un peu peur ? 
 
- Non, en tout cas, ils m'ont toujours encouragée, eux aussi, et ils étaient les premiers à m'emmener au Théâtre quand j'étais plus jeune. 
 
 
Est ce que les cours de comédie t’ont beaucoup apporté ? 
 
- Oui, car c’est en apprenant et en travaillant que j’ai eu cette réelle envie de devenir comédienne. 
 
 
Tu as d’ailleurs obtenu un Premier Prix de Conservatoire en 1996 et deux ans plus tard, tu as été élue "Meilleur espoir féminin" en Belgique. Est-ce que cette récompense était importante pour toi ? 
 
- Oui. Ce prix du meilleur espoir m’a été attribué pour une pièce qui s’intitulait "Ste Jeanne des Abattoirs". C’est un excellent souvenir. J’ai été d’autant plus ravie que je ne m’attendais pas du tout à cette récompense et ça m’a prouvé qu'avec un petit rôle, on peut aussi se faire remarquer. C'est une très bonne leçon. 
 
 
La plupart des gens t’ont découverte dans "PJ" mais lorsque tu es arrivée dans la série, tu avais déjà un certain nombre de rôles à ton actif. Peux-tu nous en parler ? 
 
- En Belgique, il n’y a pas énormément de productions de films. J’avais donc surtout fait du théâtre. Au Cinéma, j’avais joué dans le film "Chacun pour soi" de Bruno Bontzolakis en 1997 avec Alexandre Carrière et Nicolas Ducron et dans "Pure fiction" de Marian Handwerker. 
 
 
Comment as-tu été engagée dans "PJ" ? 
 
- C’est mon agent qui m’a envoyée sur le casting.  
 
 
Comment s’est passée l’audition ? 
 
- Je devais jouer cette fameuse scène où je profite de l'absence du "Commissaire Meurteaux" pour aller en cachette téléphoner à mes parents et leur raconter ma première journée de travail.  
 
 
C’est une scène qui apparemment a beaucoup marqué ton personnage ? 
 
- Oui, on m’en reparle souvent. Je pense qu’il y a beaucoup de jeunes provinciales qui se sont reconnues dans cette scène. 
 
 
C’est le côté réaliste de la série. Dans "PJ", chacun peut s’identifier à l’un ou l’autre des personnages. D’ailleurs, il arrive aussi que certains téléspectateurs confondent la fiction et la réalité. Certains comédiens de "PJ" m’ont raconté des anecdotes assez étonnantes. En ce qui te concerne, as-tu eu l’occasion, par exemple, de te faire traiter de raciste ?  
 
- Non, quand j’ai commencé à jouer dans PJ, je pensais vraiment me faire insulter et en fait, ça ne m’est jamais arrivé, du moins on ne m'a encore jamais traitée de raciste. Par contre, j'ai été choquée un jour, lorsque quelqu’un m’a dit : "Bravo, vous avez raison de ne pas avoir de mauvaises fréquentations !"  
 
 
Peux-tu nous rappeler à quel moment tu es arrivée dans "PJ" ? 
 
- J'ai commencé à tourner dans "PJ" en 1998 et je suis apparue pour la première fois au cours du 14ème épisode diffusé en mars 1999.  
 
 
Comment se sont passés tes premiers jours de tournage ?  
 
- Ce qui était bien dans le personnage de Chloé, c’est que je pouvais me servir de mon trac de comédienne pour jouer, puisque Chloé débutait, elle aussi. Elle était donc hésitante et manquait de confiance en elle... Je savais que si je commettais une erreur, ça passerait plus facilement dans le personnage de Chloé que si je jouais une personne pleine d'assurance. C’était donc plus facile pour moi. 
 
Bruno Wolkowitch, Lisa Martino et les autres comédiens de la série travaillaient ensemble depuis déjà un an. Comment ça s’est passé avec eux ?  
 
- Tout le monde a été très sympa. Dans les premiers mois, je jouais le plus souvent avec Charles Schneider et il me donnait des tas de conseils. Il a été comme un grand frère. 
 
 
Lorsque tu as été engagée dans PJ, pensais-tu que ça allait durer aussi longtemps ? 
 
- Non, j’avais signé un contrat d’un an et je n’imaginais pas que ça irait plus loin. D’une part, j’avais un peu peur d’une certaine lassitude de mon personnage au bout d’un an. Et puis, j’étais également consciente que la série pouvait s’arrêter tout simplement. En fait, ça fait 4 ans que je suis là et je n’ai pas du tout envie d’abandonner ce personnage de Chloé. 
 
 
Qu’est ce qui te plait dans ce personnage ? 
 
- J’adore ce rôle avant tout parce que c’est un rôle de composition. Je suis tellement différente de Chloé aussi bien dans ma façon d’agir, de penser, de m’habiller... De plus, étant mariée avec un métisse, je savais qu'il n'y aurait aucune ambiguïté et que je pouvais me permettre de défendre ce personnage. 
 
Voilà qui va aussi permettre de répondre à tous ces gens qui demandent pourquoi tu t'appelais Raphaëlle Bruneau dans les premiers épisodes et ensuite Lubansu. Certains voulaient savoir si tu avais pris un pseudonyme... mais maintenant ils ont la réponse à la question !  
 
- Oui, Lubansu est tout simplement le nom de mon mari.  
 
 
Pour en revenir à Chloé, comment vois-tu l’évolution du personnage ? 
 
- Chloé est de moins en moins naïve. Elle commence à s’affirmer, à défendre ses propres idées. Elle prend davantage de responsabilités.  
 
 
Je sais que depuis peu, tous les comédiens récurrents de "PJ" ont la possibilité de rencontrer le directeur d’écriture de temps en temps afin de parler de l’évolution de leur rôle. Et toi, ressens-tu l’envie d’apporter des idées par rapport au personnage de Chloé ? 
 
- Jusque là, je n'en ai pas trop eu l'occasion, en revanche il est important pour moi de parler avec le directeur d’écriture car ça m’aide à mieux me situer dans le rôle. 
 
 
Toi qui pensais ne jouer qu’un an dans "PJ", as-tu envie que ça continue encore longtemps ? 
 
- Oui, parce que je m’éclate vraiment ! Mais, à côté de ça, j’ai aussi un certain besoin de faire plein d’autres choses.  
 
 
Est-ce qu’il t’arrive de penser à l’ "après - PJ" ? 
 
- Oui, bien sûr ! J’ai toujours été consciente que l'aventure s’arrêtera un jour ou l’autre. Le moment venu, je passerai à autre chose. Et puis, je suis jeune et j’ai plein de projets. Même si je prends beaucoup de plaisir à jouer dans cette série, mon bonheur ne dépend pas que de "PJ" ! Il est important pour mon équilibre de faire aussi de la musique, du théâtre et de diversifier les expériences. 
 
 
Quel est en général le rythme d’une journée de tournage sur PJ ? 
 
- Quand nous tournons au studio comme aujourd’hui, nous sommes convoqués à 10h pour les répétitions. A 10h30, nous allons au maquillage. Nous déjeunons de 11h à midi.  
 
 
Un peu tôt, n’est-ce pas ? 
 
- Oui, mais finalement, on s’habitue vite ! Ensuite, le tournage a lieu de midi jusqu’à 20h30, suivant les séquences de chacun. Aujourd’hui, par exemple, je n’avais qu’une séquence à jouer, ce qui m’a permis d’être libre à 14h pour faire cette interview !  
 
 
Et lorsque vous tournez les scènes en extérieur ? 
 
- C’est différent. On nous demande alors d’arriver à 8h du matin pour le maquillage et on commence à tourner dès 9h.  
 
 
En dehors de PJ, reçois-tu d’autres propositions ?  
 
- Oui, par exemple en janvier, j’ai tourné "Un paradis pour deux" avec Lorant Deutch et Claire Nebout. Le film devrait être diffusé très prochainement. Les gens habitués à me voir dans "PJ" auront certainement un peu de mal à me reconnaître alors je leur précise que dans ce téléfilm, je tiens le rôle de Birgit.  
 
 
Est-ce que le fait de jouer un personnage récurrent dans une série à succès a changé beaucoup de choses pour toi? 
 
- Oui, au niveau des castings, j’ai davantage de crédibilité à présent. Il m’est arrivé récemment de participer à des auditions où des gens m'avaient vue dans "PJ". Ils avaient bien aimé ma prestation ce qui a certainement influencé un peu leur choix car j'ai obtenu le rôle. 
 
 
Les tournages de "PJ" s'arrêtent ce soir. En attendant le tournage d'une prochaine saison, as-tu d'autres projets ? 
 
- Je prépare une pièce de théâtre à Bruxelles pour la rentrée avec Frédéric Lubansu (mon mari), Saïd Bahaïd et une réalisatrice qui s'appelle Kita Bauchet avec qui j'ai déjà tourné plusieurs court-métrages. Je tiens énormément à ce projet. En juillet, je vais aussi tourner un court-métrage qui s'intitule "Façade" et qui sera réalisé par Guy Mazarguil. J’y joue une comédienne baba cool qui pète les plombs parce que son mec la trompe.  
 
 
Quel genre de rôle aurais-tu envie qu’on te propose par la suite ? 
 
- En fait, je suis très attirée par tous les rôles décalés et tous les personnages qui sont à l’opposé de moi et où j’ai vraiment à chercher des sensations et à travailler. J’aimerais aussi beaucoup jouer des rôles comiques... Faire rire les gens, ça me plairait vraiment. 
 
 
Y a t-il des gens, acteurs ou réalisateurs, avec qui tu aurais envie de travailler ? 
 
- Oui, j’adorerais tourner avec des gens comme Albert Dupontel, Agnès Jaoui. Il y a aussi un réalisateur belge avec qui j’aimerais beaucoup travailler : Benoît Mariage. J'ai adoré son film "Les convoyeurs attendent". Parmi les comédiennes, j’aime bien Marie Trintignant et Yolande Moreau... 
 
 
Je sais que tu as une autre passion que la Comédie. Veux-tu en parler ? 
 
- Oui, bien sûr, c’est la musique ! Avec Frédéric, mon mari, qui n'est pas seulement comédien mais aussi musicien et chanteur, nous avons monté le groupe "Downzoo" en 1997. Au début, nous étions 3, mais maintenant nous ne sommes plus que deux sur scène : Zuluzoo (c’est Frédéric) et Sistazoo (C’est moi !), et puis je tiens aussi à citer Marcus Wallace qui est compositeur et également notre ingénieur du son ! Nous venons d'enregistrer un album de 7 titres, d’inspiration hip-hop où nous essayons d’apporter une certaine originalité, à tendance slam. Nous faisons des petits concerts, principalement en Belgique.  
 
 
Nous aurons, je pense, l’occasion d’en reparler très vite... et bientôt les fans de PJ vont devoir aussi cliquer sur nos rubriques musicales, s’ils veulent suivre la carrière de Downzoo. 
 
 
Et puis pour terminer, la petite question que je pose à tous les comédiens que je rencontre et qui intéresse tous nos internautes qui rêvent de faire le même métier que toi... Quel conseil leur donnerais-tu ? 
 
- Je dirais tout simplement que la force d’un comédien, ce n’est pas la finalité mais le plaisir de chercher. Il faut s’inscrire à des castings et quoiqu’il arrive, qu’on soit choisi ou pas, les auditions sont toujours des expériences bénéfiques. 
 
Merci Raphaëlle et à très vite, dans les coulisses de "PJ" ou d'ailleurs ! 
(interview du 12/06/2002). 
 
 
Valerie Bagnou-Beido. 
"PJ Saint-Martin..." Non, vous n'êtes pas en ligne avec le commissariat le plus proche mais dans la pure fiction, celle de "PJ", la série de France 2, et la jolie voix qui répond est celle de Valérie Bagnou-Beido. La comédienne incarne depuis 5 ans, au rythme de 12 épisodes par an, une secrétaire-standardiste toujours un peu débordée. Dans les nouveaux épisodes, cette Nadine pleine d'entrain abandonne son standard et devient officier de police. Oui, c'est aussi ça "PJ" ! Dans une même série, on change de look, d'histoire, on monte en grade, on évolue... C'est comme dans la vie ! C'est aussi l'une des raisons pour laquelle on ne se lasse pas de regarder cette sympathique série policière du vendredi soir. Très attachée à "PJ", la comédienne a également pris beaucoup de plaisir à tourner dans "L'insoumise" (Première diffusion le 9 mars 2002 sur France 3). Dans la vie, Valérie est avant tout une femme équilibrée qui n'a pas envie de se prendre la tête et qui prend plaisir à faire le mieux possible son métier de comédienne. 
 
 
 
Les gens vous connaissent surtout pour votre rôle dans "PJ". Ca fait maintenant 5 ans. Est-ce que vous prenez toujours autant de plaisir à jouer dans la série ? 
 
- Oui, absolument ! J'adore "PJ" et je ne m'en lasse pas du tout. D'autre part, cette série marque véritablement mes débuts tardifs de comédienne puisque j'avais 35 ans quand la série a débuté et qu'auparavant, je n'avais eu que quelques petits rôles. Ce rôle de Nadine est donc très important pour moi. 
 
En 5 ans, votre personnage a beaucoup changé. Au début, vous étiez droguée, ensuite vous devenez maman, et maintenant officier de police. Est-ce que c'est important pour vous d'évoluer au fil des épisodes ? 
 
- Oui, c'est un rôle qui a beaucoup évolué et à qui il est arrivé plein de choses différentes... C'est ce qui rend le personnage intéressant.  
 
Quand allons-nous voir Nadine en officier de police ? 
 
- Ce sera dans la 9ème saison, c'est-à-dire dans les prochains épisodes diffusés. Comme on tourne à peu près avec un an d'avance sur les diffusions et qu'on en tourne beaucoup, ce n'est pas toujours évident de se rappeler exactement l'épisode. 
 
Comment est venue l'idée ? Est-ce vous qui avez eu envie de ce changement de personnage ? 
 
- Non, l'idée est venue du commissaire Hazdaï... C'est un commissaire qui intervient régulièrement sur la série. Il lit et vérifie tous les scénarios, donne son avis et voit si les choses sont cohérentes...  
 
Quand "P.J" a débuté, est-ce que vous imaginiez que ça allait durer aussi longtemps ? 
 
- Non, pas du tout, surtout que je débutais comme comédienne. Je n'avais donc aucune idée en ce qui concerne l'avenir de la série. 
 
A l'écran, on a l'impression que vous formez une grande famille. En dehors des tournages, est-ce la même chose ? 
 
Chacun a sa vie et on ne peut pas dire qu'on se voit régulièrement en dehors des tournages. Une chose est sûre, on est tous ravis de se retrouver sur le plateau pour tourner ensemble, et cela pas seulement au niveau des comédiens, mais aussi au niveau de toute l'équipe, y compris les techniciens et tous les gens qui travaillent sur "P.J". Il y a vraiment une super ambiance. 
 
Comment êtes-vous devenue comédienne ? 
 
- En fait, j'exerçais le métier de costumière. Au départ, Didier Castello m'avait demandé de faire les costumes pour sa pièce de théâtre et je lui ai alors fait part de mon envie de monter sur scène et de jouer la comédie. La pièce s'appelait "Haute surveillance" et ce fût mon tout premier rôle. 
 
Aviez-vous pris des cours de comédie auparavant ? 
 
- Oui, quand j'avais 20 ans, mais c'était vraiment pour m'amuser et surtout pour faire comme mes copines, sans penser un seul instant à devenir comédienne. 
 
Est-ce que ça vous a aidé lorsque vous avez commencé à jouer la comédie ? 
 
- Non, pas du tout, car au bout de deux mois de cours, j'ai laissé tomber, pensant que je n'étais pas faite pour ça. Alors, dix ans plus tard, lorsque j'ai vraiment commencé à jouer la comédie, évidemment, il ne m'en restait absolument rien ! En fait, c'est Didier Castello qui m'a fait travailler. Les répétitions ont duré 3 mois et c'est là que j'ai appris.  
 
Tout comme Bruno Wolkowitch et Charles Schneider, vous avez joué avant "PJ", dans d'autres téléfilms avec Gérard Vergez, notamment "Dans un grand vent de fleurs". Est-ce que tout comme pour eux, la rencontre avec Gérard Vergez a été importante dans votre carrière ? 
 
- Oui, on peut dire que la rencontre avec Gérard Vergez a été importante pour moi... (rires). C'est mon papa !!! 
 
Avec un père réalisateur, pourquoi n'avez-vous pas commencé votre carrière de comédienne plus tôt ?  
 
- Tout simplement parce qu'au début, je n'y pensais pas. Quand j'étais plus jeune, je voulais être chanteuse. J'ai pris des cours de chant. J'ai d'ailleurs fait partie d'une chorale Gospel. J'ai aussi participé à un petit spectacle que nous avions monté avec un auteur et un compositeur dans un cabaret de Montmartre. Mais je n'ai jamais pu gagner ma vie en chantant. Je suis donc devenue costumière. Ce n'est qu'en 1994, lorsque j'ai joué dans la pièce "Haute surveillance", que mon père est venu me voir au théâtre et qu'il s'est alors rendu compte que j'étais capable de jouer la comédie. C'est à partir de ce moment-là qu'il m'a proposé de jouer dans des téléfilms. Il m'a d'abord confié un tout petit rôle dans "Le feu follet" où je jouais une chanteuse des rues, un peu folle... J'avais deux petites scènes à jouer... Au fur et à mesure, il m'a confié des rôles plus importants. 
 
Vous venez de jouer dans "L'insoumise", pilote d'une nouvelle série pour France 3, dans le rôle d'une jeune femme moderne qui vit à la campagne... Est-ce que vous avez aimé ce nouveau rôle ? 
 
- Oui, j'ai adoré ! C'est un rôle très intéressant d'une part parce qu'il est différent de celui de Nadine et permet de dégager d'autres émotions. L'ambiance du tournage était géniale. Ann Gisel Glass, qui a le rôle principal, est vraiment formidable, ainsi que tous les autres comédiens. 
 
Si la série devient récurrente, êtes-vous prête à continuer cette nouvelle aventure ? 
 
- Oui, bien sûr ! 
 
On vous voit le plus souvent dans des rôles dynamiques. Y a t-il d'autres types de rôles que vous aimeriez qu'on vous propose ?  
 
- Oui, j'aimerais beaucoup défendre des personnages marginaux, des gens en difficulté...  
 
Est-ce qu'il y a des rencontres professionnelles qui ont été particulièrement importantes pour vous ? 
 
- Oui, entre autres Didier Castello, qui m'a permis de jouer au Théâtre et à qui je dois mes débuts de comédienne. Il y a aussi Claude d'Anna, le réalisateur de "L'insoumise". C'est lui qui m'a choisie après avoir visionné une K7 démo que la productrice Michèle Podroznik, lui avait confiée. Claude d'Anna est quelqu'un de formidable et c'est un plaisir de travailler avec lui. 
(interview du 6/03/2002). 
 
A part "PJ" et "L'insoumise" avez-vous d'autres projets ? 
 
- Je suis ravie de faire ce que je fais en ce moment et je ne pense pas trop à ce que sera demain. La plupart des comédiens s'angoissent lorsqu'ils ne travaillent pas... mais pas moi ! Ce qui compte avant tout, c'est de trouver mon équilibre dans ce que je fais et me sentir bien dans ma peau !  
(interview de 06/03/2003). 
 
 
Propos recueillis par MARYLINE RICHER  
Interview pour www.citéartisres.com
 
 
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Modifié en dernier lieu le 16.04.2009